Nos vies sont trop pleines. Sur-meublées d’ambitions, surpeuplées de relations sans profondeurs. Remplies d’obligations que l’on dépoussière chaque jour et de rêves qui eux, croulent sous les particules qui s’accumulent.
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Julie la maman

Des raisins dans la toilette (ou l’art de ne pas réfléchir)
Par Julie 7 commentaires
Les vacances sont là. Mon cadet, la tornade ambulante, est à son meilleur! Il est créatif à outrance. Intense. Sa soif d’expériences et de découvertes atteint son paroxysme. C’est beau. C’est sublime cette manière de plonger dans la vie sans hésiter. Mais pour vous dire toute la vérité, nous avons dû imposer, depuis quelques jours, une nouvelle devise à notre imprévisible garçon. Rien de bien grave, ni même de très original. Ça se résume ainsi :
« Réfléchir AVANT d’agir. »
C’est qu’il lui arrive de pousser un peu la note. Après coup, il n’est jamais en mesure de nous expliquer ce qui lui est passé par la tête.
« Pourquoi as-tu aspergé le perron avec du lait? Qu’as-tu pensé quand tu as décidé de remplir ma sacoche de cailloux? De faire une montagne avec les couches souillées de ton frère? »
Il hausse les épaules. Il ne sait pas. Nous en avons donc conclu qu’il ne réfléchit tout simplement pas. Sinon, comment expliquer qu’il ait embobiné sa cousine dans le fil à coudre de sa mémé? Et ce, juste après qu’il ait eu la sublime idée de recouvrir la tête de son petit frère et de son cousin d’une épaisse couche de poussière de pierre….
Plusieurs douches douloureuses plus tard, la question reste entière : POURQUOI? [Lire la suite…]
Julie la prof

La Covid-triste
Par Julie 4 commentaires
Ça aura pris 19 jours. 19 jours à ma solitude pour devenir triste.
Et quand je parle de solitude, ce n’est pas que je sois si seule… Mon toit abrite aussi 4 autres êtres grouillants et pétillants. L’homme et la progéniture.
C’est plutôt que, comme le dit si bien Daniel , nous sommes seuls ensemble.
J’aime la solitude et son ami silence. J’aime ce lieu où l’esprit s’égare sans interruption, sans invasion.Et pourtant, après 19 jours, le besoin de l’autre est devenant plus grand que l’amour de la solitude.
Cette solitude qui, en temps de pandémie, a perdu son équilibre. Les familles confinées avec de jeunes enfants en manquent. Les gens seuls en ont tellement qu’ils ne savent plus quoi en faire. Elle est chez les uns trop présente, chez les autres trop rare.
À elle s’attache ma tristesse nouvelle…
La tristesse du manque d’étreintes et de sourires. Celle qui vient avec l’éloignement des proches, de la famille. La nostalgie des bonjours matinaux au travail et des compagnons de dîner. Et celle de nos activités chouchou qui nous ont été enlevées.
Et surtout, je crois même plus que tout, la tristesse d’avoir quitté mes élèves sans leur dire au revoir. Le manque que crée leur absence dans mes journées. Même si je m’adresse à eux quotidiennement, il n’y a plus leurs visages, leurs rires, leurs sourcils froncés et leurs mains levées. Leur énergie pour faire passer les journées à vitesse grand V. [Lire la suite…]
