Nos vies sont trop pleines. Sur-meublées d’ambitions, surpeuplées de relations sans profondeurs. Remplies d’obligations que l’on dépoussière chaque jour et de rêves qui eux, croulent sous les particules qui s’accumulent.
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Julie la maman

Maurice, je ne peux pas mourir
Par Julie 6 commentaires
L’autobus est arrêté depuis près d’une heure maintenant. Maurice, le chauffeur, maugrée contre la régénération du moteur qui ralentit considérablement notre retour au Canada. La soixantaine de passagers, claqués par leur week-end à New York, se feront un plaisir d’aller laisser de mauvais commentaires sur les réseaux sociaux si l’autobus ne repart pas bientôt.
— Que serait-il arrivé, Maurice, si tu avais décidé de continuer quand même ? lui demande la guide qui commence à fatiguer elle aussi.
— Ç’aurait pu être dangereux ! répond-t-il. Le moteur aurait pu s’arrêter net n’importe quand.
Mon cerveau, en manque de mes trois enfants que je n’ai pas vus depuis quatre jours, se met à divaguer.
Tu as bien fait de t’arrêter Maurice. De ne pas prendre de risque. Parce que moi, tu sais, je ne peux pas mourir. [Lire la suite…]
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Julie la prof

La vraie insulte
Par Julie 13 commentaires
Imaginez une poignée d’adultes et de nombreux enfants coincés au fond d’un puits. Avec quelques vivres, très peu, juste ce qu’il faut pour survivre. Ils appellent à l’aide pour qu’on les sorte de là.
Leurs cris s’évanouissent dans l’air de longues minutes durant.
Personne ne vient. Les grands nourrissent les enfants du mieux qu’ils peuvent, entre deux appels à l’aide. Quand la nuit vient, ils retirent leurs vestes et en couvre les plus petits. Ceux qui tremblent le plus. Quand finalement, au point du jour, un homme passe par là et se penche au-dessus de leur abîme, ils se réjouissent, se croyant sauvés! Ils ont été repérés, forcément on leur enverra une corde, une échelle. Au mieux, un hélicoptère! Au pire, des vivres et des vêtements supplémentaires. L’homme les regarde une seconde et s’écrie aussitôt :
– Les enfants ont froid! Comment se fait-il que vous ne leur ayez pas donné vos chandails et vos chaussettes!?
Les adultes se regardent, perplexes .
– Nous leur avons donné nos vestes, répondent-ils sans trop comprendre.
L’homme les regarde alors, d’un air accusateur.
– Dorénavant, vous leur donnerez aussi vos chandails et vos chaussettes!
Du fond de leur trou, les adultes sont stupéfaits. Et la corde? Et l’échelle? L’homme est déjà parti. Il a passé son chemin. Sans oublier de les faire sentir coupables et misérables au passage. [Lire la suite…]
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