Nos vies sont trop pleines. Sur-meublées d’ambitions, surpeuplées de relations sans profondeurs. Remplies d’obligations que l’on dépoussière chaque jour et de rêves qui eux, croulent sous les particules qui s’accumulent.
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Julie la maman

Mon enfant ne gagne jamais rien !
Par Julie 4 commentaires
Il ne m’est jamais venu à l’idée de m’inscrire dans une compétition de mécanique.
C’est super la mécanique… C’est juste que je suis du type à déverser mon lave-glace dans le récipient à huile et à ne rien comprendre lorsque j’insère la tige pour vérifier l’huile dans mon tuyau à lave-vitre…
Dans nos écoles, les enfants eux n’ont pas le loisir de choisir. Ils doivent s’affronter dans presque tous les domaines, qu’ils le veuillent ou non.
L’enfant dyslexique participe à la dictée PGL, le grand timide doit faire le concours d’expression orale et celui qui a un tonus musculaire déficient, n’est pas pour autant exempté des compétitions sportives. Et on s’étonne ensuite de les voir dealer de manière prématurée avec le stress !
Pour certains enfants, parfois dodus et malhabiles, courir aux olympiades de l’école devant une foule en délire (leurs parents, leurs amis, leurs profs), ça équivaut pas mal à envoyer Julie Marcotte dans un concours télévisé de jardinage ! Tsé, le genre de situation où les chances de bien s’en sortir sont de 0,000006%.
Alors la question qui revient toujours, et que je suis loin d’être la seule à poser, c’est : est-ce qu’on devrait continuer de mettre les enfants en compétition contre leur gré ? [Lire la suite…]
Julie la prof

La vraie insulte
Par Julie 13 commentaires
Imaginez une poignée d’adultes et de nombreux enfants coincés au fond d’un puits. Avec quelques vivres, très peu, juste ce qu’il faut pour survivre. Ils appellent à l’aide pour qu’on les sorte de là.
Leurs cris s’évanouissent dans l’air de longues minutes durant.
Personne ne vient. Les grands nourrissent les enfants du mieux qu’ils peuvent, entre deux appels à l’aide. Quand la nuit vient, ils retirent leurs vestes et en couvre les plus petits. Ceux qui tremblent le plus. Quand finalement, au point du jour, un homme passe par là et se penche au-dessus de leur abîme, ils se réjouissent, se croyant sauvés! Ils ont été repérés, forcément on leur enverra une corde, une échelle. Au mieux, un hélicoptère! Au pire, des vivres et des vêtements supplémentaires. L’homme les regarde une seconde et s’écrie aussitôt :
– Les enfants ont froid! Comment se fait-il que vous ne leur ayez pas donné vos chandails et vos chaussettes!?
Les adultes se regardent, perplexes .
– Nous leur avons donné nos vestes, répondent-ils sans trop comprendre.
L’homme les regarde alors, d’un air accusateur.
– Dorénavant, vous leur donnerez aussi vos chandails et vos chaussettes!
Du fond de leur trou, les adultes sont stupéfaits. Et la corde? Et l’échelle? L’homme est déjà parti. Il a passé son chemin. Sans oublier de les faire sentir coupables et misérables au passage. [Lire la suite…]
