Nos vies sont trop pleines. Sur-meublées d’ambitions, surpeuplées de relations sans profondeurs. Remplies d’obligations que l’on dépoussière chaque jour et de rêves qui eux, croulent sous les particules qui s’accumulent.
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Julie la maman

Dépêche-toi
Par Julie 3 commentaires
Il y a quelque temps déjà, je suis tombée sur ce superbe texte qui a beaucoup circulé sur le Web : « Le jour où j’ai cessé de dire dépêche-toi ».
Comme toutes les mamans pressées, je m’y suis reconnue.
Oui, j’étais cette maman qui, le matin, bardasse les troupes un smoothie à la main, jusqu’à ce que tout le monde s’entasse (de bonne humeur de préférence) dans l’auto.
Bouleversée par ce reflet peu flatteur de moi-même et mue par une culpabilité certaine, j’ai voulu prendre les choses en main !
Non, je ne serais pas cette maman qui empêche ses petits de savourer la vie. Je ne serais plus ce caporal froid et intransigeant qui mitraille ses enfants de consignes sur le pas de la porte ! [Lire la suite…]
Julie la prof

La vraie insulte
Par Julie 13 commentaires
Imaginez une poignée d’adultes et de nombreux enfants coincés au fond d’un puits. Avec quelques vivres, très peu, juste ce qu’il faut pour survivre. Ils appellent à l’aide pour qu’on les sorte de là.
Leurs cris s’évanouissent dans l’air de longues minutes durant.
Personne ne vient. Les grands nourrissent les enfants du mieux qu’ils peuvent, entre deux appels à l’aide. Quand la nuit vient, ils retirent leurs vestes et en couvre les plus petits. Ceux qui tremblent le plus. Quand finalement, au point du jour, un homme passe par là et se penche au-dessus de leur abîme, ils se réjouissent, se croyant sauvés! Ils ont été repérés, forcément on leur enverra une corde, une échelle. Au mieux, un hélicoptère! Au pire, des vivres et des vêtements supplémentaires. L’homme les regarde une seconde et s’écrie aussitôt :
– Les enfants ont froid! Comment se fait-il que vous ne leur ayez pas donné vos chandails et vos chaussettes!?
Les adultes se regardent, perplexes .
– Nous leur avons donné nos vestes, répondent-ils sans trop comprendre.
L’homme les regarde alors, d’un air accusateur.
– Dorénavant, vous leur donnerez aussi vos chandails et vos chaussettes!
Du fond de leur trou, les adultes sont stupéfaits. Et la corde? Et l’échelle? L’homme est déjà parti. Il a passé son chemin. Sans oublier de les faire sentir coupables et misérables au passage. [Lire la suite…]
