Nos vies sont trop pleines. Sur-meublées d’ambitions, surpeuplées de relations sans profondeurs. Remplies d’obligations que l’on dépoussière chaque jour et de rêves qui eux, croulent sous les particules qui s’accumulent.
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Julie la maman

Tout le monde est sourd!
Ce matin, mon petit dernier a découvert, après plusieurs mois de « surdité » partielle, le monde sonore que vous et moi connaissons. Fier représentant de sa famille, il n’a pas fait exception à la règle : chez nous, tout le monde a besoin de tubes dans les oreilles. Mon aînée et mon cadet en sont à leur troisième paire de « petits tunnels » et mon petit poussin a eu ses premiers, tôt ce matin.
Lorsqu’on revient de l’hôpital, c’est toujours fascinant d’observer les changements. De petits bruits insignifiants retiennent leur attention. Sans trop comprendre ce qui leur arrive, leur petit monde est soudainement plus brillant, plus vivant…plus bruyant! On a alors tendance à les prendre en pitié : pauvre petit, il n’entendait rien! Mais à bien y penser, est-ce qu’on ne serait pas tous un peu sourds, à notre manière? [Lire la suite…]
Julie la prof

La cabane vide
Par Julie 13 commentaires
Parfois, un tout petit geste se transforme en une grande histoire. Une belle histoire cette fois-ci. Aux allures de conte de Noël. Vraie du début à la fin.
Je choisis de la raconter d’abord parce que je sais qu’elle saura faire vibrer d’autres cœurs que le miens. Parce qu’elle porte un message d’espoir. Et aussi parce qu’elle pourra nourrir l’idée, pourtant répandue mais pas assez souvent racontée, que chaque petit geste compte.
Nous avions pris l’habitude d’aller nous promener dans le sentier linéaire à quelques pas de chez nous. La Covid ayant fait des promenades une activité des plus en vogue, nous y allions souvent, seuls ou accompagnés. Chaque fois, nous passions devant cette petite cabane, cette montagne de branches qui attirait inévitablement la curiosité de nos enfants. J’ai pensé qu’un papa pouvait l’avoir construit pour son fils. Puis j’ai pensé, en voyant les débris de feu, que des adolescents pouvaient s’y réunir à l’occasion. Jusqu’à ce qu’un soir, alors que nous marchions à la brunante, la cabane fut occupée. Quelqu’un était à l’intérieur. Avait laissé son chariot à la porte et étendu ses vêtements sur la corde, attachée entre deux arbres. [Lire la suite…]
