Nos vies sont trop pleines. Sur-meublées d’ambitions, surpeuplées de relations sans profondeurs. Remplies d’obligations que l’on dépoussière chaque jour et de rêves qui eux, croulent sous les particules qui s’accumulent.
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Julie la maman

Tellement hyper-jaloux!
Par Julie 3 commentaires
Nous sommes entassés sur le pas de la porte, dans ce moment de chaos insupportable. Un de ces moments habituels où les cinq membres de la famille, frénétiques, tentent de revêtir leur sublime habit de neige pour « sortir en famille » se faire croire qu’on aime l’hiver!
Maman, je trouve pu ma mitaine! Maman, y’a de la morve sur mon cache-cou! Maman mon zipper est brisé! (P.S. Est-ce que c’est juste chez nous que les zippers sont à peu près aussi résistants que du papier de soie humide ?)
Toutes les familles qui ont plus d’un enfant vivent quotidiennement de ces joyeux moments où garder son calme devient l’ultime ambition! Bref, c’est dans cette tornade de vêtements que retentit soudain le cri de mon benjamin. Un cri fort et strident.
Il n’a pas l’habitude de crier, c’est un enfant plutôt calme. Mais depuis quelques jours, il a pris cette vilaine habitude et nous avons tôt fait de découvrir la cause de ses aboiements… Son frère. [Lire la suite…]
Julie la prof

La vraie insulte
Par Julie 13 commentaires
Imaginez une poignée d’adultes et de nombreux enfants coincés au fond d’un puits. Avec quelques vivres, très peu, juste ce qu’il faut pour survivre. Ils appellent à l’aide pour qu’on les sorte de là.
Leurs cris s’évanouissent dans l’air de longues minutes durant.
Personne ne vient. Les grands nourrissent les enfants du mieux qu’ils peuvent, entre deux appels à l’aide. Quand la nuit vient, ils retirent leurs vestes et en couvre les plus petits. Ceux qui tremblent le plus. Quand finalement, au point du jour, un homme passe par là et se penche au-dessus de leur abîme, ils se réjouissent, se croyant sauvés! Ils ont été repérés, forcément on leur enverra une corde, une échelle. Au mieux, un hélicoptère! Au pire, des vivres et des vêtements supplémentaires. L’homme les regarde une seconde et s’écrie aussitôt :
– Les enfants ont froid! Comment se fait-il que vous ne leur ayez pas donné vos chandails et vos chaussettes!?
Les adultes se regardent, perplexes .
– Nous leur avons donné nos vestes, répondent-ils sans trop comprendre.
L’homme les regarde alors, d’un air accusateur.
– Dorénavant, vous leur donnerez aussi vos chandails et vos chaussettes!
Du fond de leur trou, les adultes sont stupéfaits. Et la corde? Et l’échelle? L’homme est déjà parti. Il a passé son chemin. Sans oublier de les faire sentir coupables et misérables au passage. [Lire la suite…]
