Nos vies sont trop pleines. Sur-meublées d’ambitions, surpeuplées de relations sans profondeurs. Remplies d’obligations que l’on dépoussière chaque jour et de rêves qui eux, croulent sous les particules qui s’accumulent.
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Julie la maman

La Covid-triste
Par Julie 4 commentaires
Ça aura pris 19 jours. 19 jours à ma solitude pour devenir triste.
Et quand je parle de solitude, ce n’est pas que je sois si seule… Mon toit abrite aussi 4 autres êtres grouillants et pétillants. L’homme et la progéniture.
C’est plutôt que, comme le dit si bien Daniel , nous sommes seuls ensemble.
J’aime la solitude et son ami silence. J’aime ce lieu où l’esprit s’égare sans interruption, sans invasion.Et pourtant, après 19 jours, le besoin de l’autre est devenant plus grand que l’amour de la solitude.
Cette solitude qui, en temps de pandémie, a perdu son équilibre. Les familles confinées avec de jeunes enfants en manquent. Les gens seuls en ont tellement qu’ils ne savent plus quoi en faire. Elle est chez les uns trop présente, chez les autres trop rare.
À elle s’attache ma tristesse nouvelle…
La tristesse du manque d’étreintes et de sourires. Celle qui vient avec l’éloignement des proches, de la famille. La nostalgie des bonjours matinaux au travail et des compagnons de dîner. Et celle de nos activités chouchou qui nous ont été enlevées.
Et surtout, je crois même plus que tout, la tristesse d’avoir quitté mes élèves sans leur dire au revoir. Le manque que crée leur absence dans mes journées. Même si je m’adresse à eux quotidiennement, il n’y a plus leurs visages, leurs rires, leurs sourcils froncés et leurs mains levées. Leur énergie pour faire passer les journées à vitesse grand V. [Lire la suite…]
Julie la prof

L’impossible
Par Julie 5 commentaires
Il y a tout juste 7 semaines, presque 8, je terminais ma journée avec mes élèves. Essoufflée, comme toujours, d’un essoufflement habituel et familier. Un essoufflement qui, sans être confortable, faisait partie d’une routine, de la normalité.
Et puis, il y a eu cette réunion d’urgence, celle où est apparue pour la première fois le mot Coronavirus dans notre école. Outre quelques gens plus informés et inquiets, la plupart ont été prompts à tourner la chose en dérision
Ce sera un autre H1N1 ! On fera tout une histoire, on obligera un vaccin pour rien et on en parlera plus !
On ne parlait pas de fermeture alors, seulement de mesures de préventions. Quelques lavages de main, du Purell en quantité et la consigne pour tous de se tousser dans le coude. [Lire la suite…]
