Nos vies sont trop pleines. Sur-meublées d’ambitions, surpeuplées de relations sans profondeurs. Remplies d’obligations que l’on dépoussière chaque jour et de rêves qui eux, croulent sous les particules qui s’accumulent.
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Julie la maman

Personne n’aime les POILURES?
Par Julie 5 commentaires
« Mon enfant, pourquoi pleures-tu? », ai-je demandé, calmement, à mon garçon de 4 ans hystérique. Je n’ai pas eu de réponse, il était trop occupé à frapper le sol avec ardeur et à se vider de tous ses liquides corporels. J’ai donc cherché des réponses ailleurs. Je les ai trouvées, les réponses, mais honnêtement, je pense que j’aurais préféré ne pas savoir. En se référant à l’ampleur de la crise, on aurait pu croire à quelque chose de grave. Une catastrophe, clairement. Une blessure sanglante ou une grosse chicane. Au pire, avec le sens du drame dont est doté mon cadet, il aurait pu égarer sa précieuse Girafe ou se voir refuser l’entrée dans la chambre de sa sœur. Admettons qu’il en mette vraiment, dans le pire des cas, j’aurais dit que ses bobettes le grattent ou qu’il s’ennuie de son cousin.
Mais non. Cette affreuse tristesse qui l’accable, cet horrible drame, ce tourbillon de terribles sentiments a pris naissance dans une déclaration fracassante :
« On va souper! » [Lire la suite…]
Julie la prof

La vraie insulte
Par Julie 13 commentaires
Imaginez une poignée d’adultes et de nombreux enfants coincés au fond d’un puits. Avec quelques vivres, très peu, juste ce qu’il faut pour survivre. Ils appellent à l’aide pour qu’on les sorte de là.
Leurs cris s’évanouissent dans l’air de longues minutes durant.
Personne ne vient. Les grands nourrissent les enfants du mieux qu’ils peuvent, entre deux appels à l’aide. Quand la nuit vient, ils retirent leurs vestes et en couvre les plus petits. Ceux qui tremblent le plus. Quand finalement, au point du jour, un homme passe par là et se penche au-dessus de leur abîme, ils se réjouissent, se croyant sauvés! Ils ont été repérés, forcément on leur enverra une corde, une échelle. Au mieux, un hélicoptère! Au pire, des vivres et des vêtements supplémentaires. L’homme les regarde une seconde et s’écrie aussitôt :
– Les enfants ont froid! Comment se fait-il que vous ne leur ayez pas donné vos chandails et vos chaussettes!?
Les adultes se regardent, perplexes .
– Nous leur avons donné nos vestes, répondent-ils sans trop comprendre.
L’homme les regarde alors, d’un air accusateur.
– Dorénavant, vous leur donnerez aussi vos chandails et vos chaussettes!
Du fond de leur trou, les adultes sont stupéfaits. Et la corde? Et l’échelle? L’homme est déjà parti. Il a passé son chemin. Sans oublier de les faire sentir coupables et misérables au passage. [Lire la suite…]
