Nos vies sont trop pleines. Sur-meublées d’ambitions, surpeuplées de relations sans profondeurs. Remplies d’obligations que l’on dépoussière chaque jour et de rêves qui eux, croulent sous les particules qui s’accumulent.
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Julie la maman

Dans les yeux d’une ballerine
Par Julie 3 commentaires
Ce matin, petit dimanche avant-midi d’avril, j’ai contemplé un magnifique spectacle. Et je ne parle pas des résultats de l’expérimentation de mon cadet intitulée : « Impact de la disposition généreuse de morceaux de papiers de toilettes dans mon bain.»… Ce qui arrive quand on trempe allègrement du papier de toilette dans le bain et qu’on en fait ensuite de belles montagnes… Ça aussi, c’était un spectacle, mais un peu moins beau. Plus mouillé disons.
Non, ce que j’ai vu qui m’a plongée dans la contemplation, c’est ma fille. Sa silhouette filiforme dans son petit léotard moulant, son chignon, bien haut et bien fier mais surtout, ses yeux de ballerine qui brillaient, à la fois d’excitation, de fierté et d’angoisse… Premier spectacle de ballet pour ma grande. J’y suis allée sans grandes attentes, juste avec le désir qu’elle vive un beau moment gratifiant. [Lire la suite…]
Julie la prof

La vraie insulte
Par Julie 13 commentaires
Imaginez une poignée d’adultes et de nombreux enfants coincés au fond d’un puits. Avec quelques vivres, très peu, juste ce qu’il faut pour survivre. Ils appellent à l’aide pour qu’on les sorte de là.
Leurs cris s’évanouissent dans l’air de longues minutes durant.
Personne ne vient. Les grands nourrissent les enfants du mieux qu’ils peuvent, entre deux appels à l’aide. Quand la nuit vient, ils retirent leurs vestes et en couvre les plus petits. Ceux qui tremblent le plus. Quand finalement, au point du jour, un homme passe par là et se penche au-dessus de leur abîme, ils se réjouissent, se croyant sauvés! Ils ont été repérés, forcément on leur enverra une corde, une échelle. Au mieux, un hélicoptère! Au pire, des vivres et des vêtements supplémentaires. L’homme les regarde une seconde et s’écrie aussitôt :
– Les enfants ont froid! Comment se fait-il que vous ne leur ayez pas donné vos chandails et vos chaussettes!?
Les adultes se regardent, perplexes .
– Nous leur avons donné nos vestes, répondent-ils sans trop comprendre.
L’homme les regarde alors, d’un air accusateur.
– Dorénavant, vous leur donnerez aussi vos chandails et vos chaussettes!
Du fond de leur trou, les adultes sont stupéfaits. Et la corde? Et l’échelle? L’homme est déjà parti. Il a passé son chemin. Sans oublier de les faire sentir coupables et misérables au passage. [Lire la suite…]
