Nos vies sont trop pleines. Sur-meublées d’ambitions, surpeuplées de relations sans profondeurs. Remplies d’obligations que l’on dépoussière chaque jour et de rêves qui eux, croulent sous les particules qui s’accumulent.
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Julie la maman

Tellement hyper-jaloux!
Par Julie 3 commentaires
Nous sommes entassés sur le pas de la porte, dans ce moment de chaos insupportable. Un de ces moments habituels où les cinq membres de la famille, frénétiques, tentent de revêtir leur sublime habit de neige pour « sortir en famille » se faire croire qu’on aime l’hiver!
Maman, je trouve pu ma mitaine! Maman, y’a de la morve sur mon cache-cou! Maman mon zipper est brisé! (P.S. Est-ce que c’est juste chez nous que les zippers sont à peu près aussi résistants que du papier de soie humide ?)
Toutes les familles qui ont plus d’un enfant vivent quotidiennement de ces joyeux moments où garder son calme devient l’ultime ambition! Bref, c’est dans cette tornade de vêtements que retentit soudain le cri de mon benjamin. Un cri fort et strident.
Il n’a pas l’habitude de crier, c’est un enfant plutôt calme. Mais depuis quelques jours, il a pris cette vilaine habitude et nous avons tôt fait de découvrir la cause de ses aboiements… Son frère. [Lire la suite…]
Julie la prof

La Covid-triste
Par Julie 4 commentaires
Ça aura pris 19 jours. 19 jours à ma solitude pour devenir triste.
Et quand je parle de solitude, ce n’est pas que je sois si seule… Mon toit abrite aussi 4 autres êtres grouillants et pétillants. L’homme et la progéniture.
C’est plutôt que, comme le dit si bien Daniel , nous sommes seuls ensemble.
J’aime la solitude et son ami silence. J’aime ce lieu où l’esprit s’égare sans interruption, sans invasion.Et pourtant, après 19 jours, le besoin de l’autre est devenant plus grand que l’amour de la solitude.
Cette solitude qui, en temps de pandémie, a perdu son équilibre. Les familles confinées avec de jeunes enfants en manquent. Les gens seuls en ont tellement qu’ils ne savent plus quoi en faire. Elle est chez les uns trop présente, chez les autres trop rare.
À elle s’attache ma tristesse nouvelle…
La tristesse du manque d’étreintes et de sourires. Celle qui vient avec l’éloignement des proches, de la famille. La nostalgie des bonjours matinaux au travail et des compagnons de dîner. Et celle de nos activités chouchou qui nous ont été enlevées.
Et surtout, je crois même plus que tout, la tristesse d’avoir quitté mes élèves sans leur dire au revoir. Le manque que crée leur absence dans mes journées. Même si je m’adresse à eux quotidiennement, il n’y a plus leurs visages, leurs rires, leurs sourcils froncés et leurs mains levées. Leur énergie pour faire passer les journées à vitesse grand V. [Lire la suite…]
